FLEUR DE PERLES

Une "parisienne" au Chili

30 octobre 2006

ANECDOTES - MENDOZA, ARGENTINE

Pour un étranger qui veut passer quelques temps au Chili, il n’y a pas de procédure particulière, juste rentre dans le pays avec son passeport. L’étranger a donc un visa touriste qui a une durée de trois mois. L’étudiant doit avoir un visa étudiant, et le travailleur un visa et un permis de travail. Facile. Pas tant.

Jules et moi nous avons une copine qui n’a pas pu avoir son visa étudiant avant de partir, elle savait depuis janvier que son dossier était accepté, mais elle a reçu la confirmation de son inscription la veille de son départ. Trop tard pour faire les demandes nécessaires. Elle a donc fait ce que les étudiants étrangers font quand ils n’ont pas eu les papiers nécessaires pour rentrer au Chili : elle est entrée dans le pays comme une touriste. D’autant que pour avoir une « prolongation » du visa, il suffit de sortir du pays, puis re-rentrer. La frontière argentine n’est pas loin, Mendoza, la première grande ville après la frontière est à exactement 341 km. Ici, on appelle ça : « faire la frontière ». C’est très courant. Et illégal.

Le visa de Claire, notre copine étudiante, était sur le point d’expirer, elle nous a demandé si on voulait venir avec elle à Mendoza pour qu’elle puisse « faire la frontière ». On s’y est pris au dernier moment, mais nous étions fin prêt quand il a fallu partir le samedi à 8 heures 30. La voiture était louée. Les chambres étaient réservées. Claire était là depuis longtemps. Il ne manquait plus que Juan, le quatrième de la bande. Nous l’avons attendu et attendu, á force de coup de téléphone, nous avons réussi à le réveiller. Quand enfin il est entré dans la voiture, Jules, Claire et moi, nous avons ouvert les fenêtres. Juan avait fait la fête toute la nuit, et nous avions les odeurs qui allaient avec.

C’était la grande crise de rire. On aurait dit une belle bande d’adolescents. Nous sommes partis, enchantés par la perspective du voyage qui nous attendait, au sortir de Santiago, les paysages étaient déjà splendides, tout était parfait.

Nous arrivons à la frontière, arrogants comme de bons touristes, passeports, permis, papiers de la voiture ne poche.

L’employé du poste frontière nous dit que nous pouvons passé mais pas la voiture. « Pardon ? Qu’est-ce que c’est que ce bordel ? »

Nous aurions du savoir que tout acte doit avoir le papier qui correspond. Pour sortir un voiture du pays, il faut : les papiers de la voiture, son permis de circulation, la dernière révision technique, quand c’est une voiture de location, il faut un acte notarial spécifiant que la société a donné son accord pour que l’on sorte la voiture du pays, et depuis peu, il faut également une assurance responsabilité civile internationale.

Nous avons dit à Claire d’aller faire tamponner son passeport. Entre temps, nous tentions de trouver une solution. Nous avons appelé l’agence de location, qui nous a confirmé qu’on ne pouvait pas sortir la voiture du territoire, qu’on ne pouvait rien faire. Nous avons essayé de séduire, de menacer (pas de soudoyer, sinon, c’est la taule directe). Rien à faire.

Puis Claire est revenue. Accompagnée d’un agent de la frontière.
Il nous a expliqué que ce que Claire était en train de faire était illégal. Il a expliqué pendant longtemps beaucoup de choses, je n’ai pas tout compris, bref…
Finalement il nous a conseillé de laisser la voiture à la frontière, de prendre le bus et d’aller à Mendoza, il nous a expliqué que Jules, Juan et moi nous étions certains de repasser la frontière mais que Claire, ce n’était pas certain qu’elle puisse de nouveau revenir au Chili : elle était à présent repérée.

Nous avons décidé de tenter le coup. Claire avait la trouille de ne pas pouvoir rentrer à nouveau, mais il lui fallait son tampon.

L’agent de la frontière a ensuite été génial, il nous a arrêté un bus qui allait sur Mendoza.

Nous avions décidé de faire contre mauvaise fortune, bon cœur. Finalement, nous étions tous hilares. Nous avons mis beaucoup de temps à passer la frontière, environ deux heures, il y avait beaucoup de bus, et les procédures sont longues.

Nous sommes arrivés à Mendoza, complètement lessivés, il était 17 heures.

Nous avons réservé des places dans le bus pour le lendemain, ce qui fut une bonne idée, puisque sur toutes les compagnies de bus existantes, ils ne restaient plus que quatre places. Départ, le lendemain à 14 heures 30. Adieu rafting, adieu promenade à cheval. Adieu toutes les réjouissances que nous avions prévues.

Et en plus de ça, l’hôtel fut un désastre. En fait ce n’était pas un hôtel mais une sorte de Bed and Breakfast. Les meilleurs étaient pleins depuis un bout de temps. Il ne restait plus grand-chose, nous avons pris ce qu’il restait. Ce Bed and Breakfast, dont les photos sur le net étaient prometteuses. Jules et moi avions une chambre matrimoniale avec douche. Et pour Claire et Juan, des lits dans une chambre pour six personnes.
La chambre matrimoniale était minuscule et il y avait longtemps qu’elle n’avait pas était aérée. Il n’y avait pas de douche, contrairement à ce qu’ils avaient promis lors de la réservation. Douche commune pour tout le monde. Pas de serviette de bain.
Ce n’était plus la peine de s’énerver. De toute façon le week-end était foutu.
Chacun a pris sa douche et nous sommes allés dîner.
Là encore ce fut compliqué. On avait recommandé à Claire un resto pas cher, à volonté, avec la meilleure viande de l’Argentine. On ne l’a jamais trouvé.
De fait… direction la rue des restos, la rue des touristes.
Nous avons pris le meilleur des restaurants de la rue. Nous nous sommes remplis la panse comme jamais. Nous avons fait tous les abus possibles.
On devait sortir, mais Claire était sur les rotules. Et moi, moi ? J’étais fiévreuse.
Direction hôtel pourri pour Claire et moi.
Les garçons sont allés faire la fête.

La nuit de l’horreur. Cette nuit là je n’ai pas pu dormir malgré ma fièvre, j’entendais tout ce qu’il se passait dans ce foutu hôtel. Quand les clients allaient aux toilettes. Quand ils rentraient complètement ivres, quand ils vomissaient, quand ils baisaient.
Et Jules qui ne rentraient pas, comme à son habitude. Faire la fête jusqu’au bout de la nuit. Jusqu’au milieu du jour si possible.
Bon, je passe les détails, on s’est évidemment disputés quand il est rentré.

Et puis nous avons un peu dormi, puis il était déjà temps de déjeuner avant de prendre le bus.
Comme rien n’était simple ce week-end là, il fut compliqué de payer le restaurant, nous avons failli manquer le bus.

Dans le bus, nous riions de tout ce qui c’était passé. Nous nous demandions si Claire aurait son tampon, si elle passerait la frontière. Nous nous demandions si nous retrouverions la voiture à la frontière.

Arrivés à la frontière, c´était l’embouteillage, bus, camions, voitures. Il y en avait pour des heures d’attente. Juan est allé voir l’agent de frontière qui nous avait arrêté un bus la veille. Il lui a confirmé qu’on en avait pour au moins deux heures d’attente.

Il fallait passer le temps, nous avons acheté un jeu de cartes à l’épicerie du coin et nous avons joué au paquet de merde… Comme lorsque nous étions ado.

Au bout de deux heures, nous avons passé la frontière, Claire n’a pas eu de problème. Et Puis nous sommes remontés dans le bus, derniers contrôles, tout allait bien qui finissait bien. Enfin presque. Nous nous demandions encore si la voiture était encore là. Le bus nous a déposé devant. C’était le bonheur. Nous avons couru dans le pick-up. La porte n’avait pas été fermée à clé. La voiture était restée ouverte, tout ce temps, et nous l’avions quand même retrouvée. Je ne vous dis même pas dans quelle euphorie nous étions. Cette fois tout allait bien qui finissait bien.

Nous sommes rentrés arrivés à Santiago vers 22 heures 30, sans avoir vraiment vu ce à quoi l’Argentine pouvait ressembler.

26 octobre 2006

ANECDOTES

Je n’ai pas trop le temps, je commence à être débordée (oui, oui, la vie reprend son cours normal hihi) mais il faut quand même que je vous raconte quelques anecdotes…

LES FILLES

Alors, on peut dire qu’avec les chiliennes (je généralise, pardon) il faut constamment garder un œil sur son Jules. Elles sont infernales (si on se place du côté des filles, si on se place du côté des garçons, ce doit être plutôt agréable). Dès qu’un mec est étranger (pas latin), c’est la course : la première qui l’attrapera. J’exagère mais on n’ete pas loin.

La dernière fois, Jules est allé à une soirée (seul parce qu’on s’était disputé, j’ai refusé d’y aller, bref…) et il a rencontré une nénette chilienne qui sort avec un français. Rien de grave jusque là. Sauf que le lendemain toutes les copines de la fille qui n’étaient pas à la soirée étaient au courant de l’existence de Jules, et toutes étaient « dégoûtées » parce que Jules était marié (au Chili on ne conçoit pas le pacs, donc soit on est marié soit on est célibataire).
Moi : Mais c’est quand même dingue de réagir comme ça, elles ne t’ont pas vu, encore, elles t’auraient vu, je pourrais comprendre, mais elles ne t’ont pas vu, elles ne peuvent pas être « dégoûtées »
Jules : Oui mais je suis français, je travaille chez machin truc et je présente pas mal
Moi : C’est suffisant ?
Jules : oui.

Un collègue de Jules est arrivé il y a moins de quinze jours (d’après Jules, il n’est pas top, physiquement, mais sympa), il est célibataire. Apparemment les nénettes lui mangent dans la main. Il en a déjà eu quatre.

Ou encore, on a eu un souci avec le PC, on l’a ramené un soir. Dans la boite, nous n’avons croisé que la standardiste. Le lendemain, notre interlocuteur a raconté à Jules que toutes les nénettes de sa boite se sont proposées de rapporter le PC à sa place (avec tout ce que ça sous entend).
Aberrant.

Ensuite, on peut dire, bon ça va, c’est Jules qui se fait des films, et tout et tout. Mais non, j’ai vu la réaction des filles en direct.

Récemment, la boite de Jules faisait une sorte de Cocktail et Jules et moi nous sommes arrivés séparément. J’ai vu toutes les célibataires blêmir quand je suis arrivée. J’ai tout de suite su quel en était la raison (il faut être réaliste, je ne suis pas Monica Belluci, elles n’étaient pas envieuses de ma plastique) Et moi dans mon rôle de « femme de » j’ai fait mon innocence et je me suis présentée : « Bonjour, je me présente, je suis la femme de Jules… » avec un sourire comme je sais si bien faire, je me suis amusée à être charmante comme si j’étais la femme de l’ambassadeur. J’ai eu droit à des sourires crispée (avec Jules, nous en avons beaucoup ri). Le pire c’est qu’il y avait une fille, une française, avec qui Jules travaille beaucoup, lorsque j’ai débarqué avec mon ensemble blanc de blanc, j’ai vu le « désespoir » se lire sur son visage (promis je n’exagère pas hihihih). C’est à peine si elle m’a adressée la parole.

Dans mon for intérieur : Si même les françaises s’y mettent, je ne suis pas sortie de l’auberge !

Pour ce cocktail, j’avais demandé à Jules quel était le code vestimentaire, il m’a répondu élégant et discret.
Je ne sais pas ce qu’il m’a pris, je suis allée faire du shopping, et je n’ai trouvé que du blanc. Le blanc c’est discret non ? En tout cas c’est élégant.
On peut dire ce qu’on veut des fringues, mais quand on sait s’en servir, c’est un atout hors paire. Ce soir là ça m’a permis de « marquer mon territoire » avec plus d’aisance.
Avec ma tenue pas discrète plus mon sourire « légendaire », je peux vous dire qu’elles ont très vite abandonné l’idée de se ruer sur Jules.
Non mais !

Heureusement, Jules est parfait à ce niveau là.
Et puis les chiliennes ne sont pas les colombiennes non plus, sans parler des brésiliennes... Dieu soit loué !

(Et dire que voulais faire court…)

Bon je dois y aller. La prochaine fois il faudra absolument que je vous raconte nos aventures avec la banque (nous voulons juste ouvrir un compte) et aussi mon RUT. Non, non, je ne l’ai toujours pas, sans oublier nos aventures en Argentine. Du travail en perspective.

Au fait, pour ceux que ça intéresse, la maison à Paris est vendue (l’acheteur ne s’est pas rétracté pour le moment, croisons les doigts), donc d’ici quelques mois, nous aurons une grande maison au Chili. Et dans quinze jours nous déménageons dans un grand meublé (oui, nous sommes encore à l’hôtel, nous avons un peu traîné… oups)

Byzs à tous… et j’attends de vos nouvelles !!! On dirait qu'il n’y a que moi qui raconte des histoires Grrrrrrr

13 octobre 2006

MON TELEPHONE PORTABLE

Les produits les plus simples ne sont pas forcément les plus simples à acquérir. Au Chili, pour pouvoir faire à peu près tout, il faut un RUT : une sorte de numéro d’identification, ou une carte d’identité. Sans ce RUT, on ne peut pas louer de maison, acheter ? C’est impensable, on ne peut pas ouvrir un compte dans une banque, on ne peut pas acheter de téléphone portable, on ne peut pas prendre d’abonnement à quoi que ce soit, on ne peut quasiment rien faire. Je me demande même si l’on peut aller chez le médecin.
lol
Résultat des courses, Jules et moi nous n’avons pas pu prendre de téléphone portable en arrivant. Au départ, ce n’était vraiment pas grave. Nous étions tout le temps ensemble, il n’y avait pas de place pour les imprévus et au départ, nous n’avions pas d’amis donc…

Et puis, un jour Jules a oublié de me prévenir qu’il devait assister à une remise de prix après son travail, il a essayé de me joindre toute l’après midi à l’hôtel, moi je n’étais pas joignable parce que j’étais à la fameuse « Fashion Week ». Bref, comme ce n’était pas le défilé du siècle, aux environs de 17 heures, je suis rentré pour éviter les embouteillage et être à l’hôtel à son retour ; quelle ne fut pas me déception quand je suis rentrée et que la nenette de l’accueil m’a expliqué que Jules a appelé, qu’il était à son truc, et qu’il rentrerait tard.

Evidemment, comme j’étais frustrée – par principe – de ne pas avoir pu rester et assister à la présentation des chaussures, ça a été la crise du siècle…

C’est là que nous nous sommes dit que : il nous faudrait vraiment des portables. Sauf qu’on n’avait pas encore de RUT.

Pour information, nous avions essayé d’acheter des téléphone en arrivant : deux heures de tractations, d’énervement et d’espoir pour finalement partir les mains vides. Si on n’a pas les papiers nécessaires et surtout ton RUT, tu peux avoir tout l’argent du monde, tu n’auras pas ce que tu veux. Bref…

Quand finalement nous avons eu le RUT, enfin celui de Jules, parce que pour le mien il manquait un papier, et le temps de recommencer toute la procédure, je ne l’ai toujours pas… Bref, quand finalement nous avons eu le RUT de Jules, nous sommes allés dans chez l’opérateur que l’on nous avait conseillé, tous contents, avec RUT, visa, CB. La première agence nous a dit : « non ce n’est pas possible, vous n’avez pas de compte bancaire au Chili », donc pas de téléphone, pas d’abonnement rien.

Evidemment, Jules et moi commencions à perdre patience, nous avons demandé à la jeune femme, pas aimable en plus (elle ne s’est pas levée de sa chaise pour nous recevoir !), si il n’y a pas d’alternative parce qu’un compte bancaire dans une banque chilienne, nous n’en avons pas ! Elle nous a expliqué un truc, nous étions un peu soulagés, moins énervés en tout cas ; mais elle dans son agence elle ne pouvait pas le faire, il fallait aller á l’autre, deux stations plus bas.

Devant l’autre agence : un attroupement anormal. Nous avons regardé l’heure, « il n’est que cinq heures, qu’est ce que c’est que ce bazar ? ». Panne informatique : ils ne pouvaient pas recevoir les clients. Mais ils nous ont conseillé d’aller à l’agence principale, trois stations plus haut (celle juste en face de l’hôtel, que nous a-t-il pris de ne pas y aller tout de suite ?). L’agence était blindée. Apparemment tout le monde avait eu l’idée d’acheter un téléphone en même temps que nous !

Nous avons pris notre mal en patience, même si l’agacement commençait à se faire ressentir. J’en ai profité pour regarder les téléphones… et je eu un flashe sur un Motorola bien sympathique, du coup j’étais un peu moins excédée.

Puis, notre tour est arrivé. Jules a tout de suite expliqué notre situation, nous ne voulions pas passer deux heures dans des démarches administratives pour partir les mains vides de nouveaux. La vendeuse est pire que tout. Elle est tellement désagréable, peu serviable qu’en France je l’aurais insultée, j’aurais demandé son nom son matricule et j’aurais envoyé un lettre de mécontentement au boss de la boite. Bon ici, j’essaie de ne pas trop me faire remarquer, donc mon visage s’est simplement fermé quand elle a prononcé son non définitif. Je suis partie, sinon comme je dis dans mon jargon « je la défonçais ». Jules a tenté de lui expliquer que dans l’agence où nous étions précédemment on nous avait que telle et telle chose pouvaient se faire et qu’on pouvait trouver un arrangement. Elle a répondu à Jules « Ça fait six ans que je travaille ici, je sais quand même ce que l’on peut faire et ce que l’on ne peut pas faire ». Heureusement pour elle que j’étais partie.

Nous sommes allés boire un verre pour nous calmer.
Bon, ben il allait falloir ouvrir un compte au Chili. Sauf qu’avec toutes ces bêtises il était plus de six heures, et tout était fermé.

Nouvelle décision, peut importe ce que les gens nous ont conseillé, nous avions décidé d’aller chez le concurrent. Nous sommes allés dans un mini mall, où l’on a trouvé une sorte d’annexe du dit concurrent, gentil, agréable, serviable, qui nous a expliqué qu’il n’y avait pas de soucis, que EUX, ils se passeraient de notre compte bancaire au Chili, puisque nous avions des cartes bancaires internationales, mais que lui ne pouvait pas le faire : Logique

L’agence que le vendeur nous avait recommandé était fermée, mais ouvrait le lendemain à dix heures jusqu’à une heure de l’après midi. Je peux vous dire que ce soir là nous ne sommes pas sortis. Nous avons regardé la télé jusqu’à pas très tard. Le lendemain nous étions debout aux aurores (aurore pour nous) et nous nous sommes rendus à l’agence.

Un petit brin d’attente, parce que les démarches administratives sont longues, quel que soit l’opérateur, et puis ce fut notre tour. La vendeuse était souriante, charmante et tout et tout. Ce que nous voulions était possible. « Si nous commencions par choisir les téléphones ». Génial !
Cependant, nous ne nous réjouissions pas vraiment, la devise était « chat échaudé craint l’eau froide ».

J’ai choisi mon téléphone, finalement, j’ai opté pour le fameux Motorola. Quant à Jules, il savait ce qu’il voulait depuis longtemps. Nous avons rempli un tas de papier, répondu à un tas de questions, tout se passait bien, ça prenait du temps mais il n’y avait pas de soucis. Je commençais à me détendre. Avant de mettre les lignes en place, la vendeuse est allée chercher les téléphones. Elle m’a expliqué qu’il ne lui restait plus le téléphone que je voulais dans la couleur que je voulais, mais le fameux téléphone existait en bordeaux. Qu’est ce que vous auriez fait á ma place ? Moi, je l’ai pris. Même si je me doutais que ce n’était pas du tout bordeaux. Quand je l’ai vu, j’ai failli tomber de ma chaise : rose fuchsia !

La vendeuse ne l’a pas dit, mais elle était contente de réussir à refourguer son truc. Explication ? En fait au Chili, les hommes prennent des portables et ils prennent du noir, au pire du gris, les femmes, elles, ne prennent pas de portable ou peu, par conséquent la gamme femme se vend difficilement. Tu m’étonnes ! Quelle idée aussi je faire de téléphones rose ? J’ai dit adieu à mon téléphone noir que je trouvais très « glamour » et j’ai dit bonjour à mon téléphone rose que je trouvais « très rose ». Ce qu’il y a de bien, sauf dans mon cas, c’est qu’on a les accessoires qui vont avec, donc j’ai l’oreillette blue tooth rose, sans oublier l’étui rose qui vont avec. Génial ! Je viens d’acheter le kit de la parfaite petite pouffe… Je me fait penser à la fille dans « la revanche d’une blonde », artificielle et superficielle au possible. Mais c’est ça ou rien du tout. Alors….

Le pire dans tout ça ? C’est que maintenant je l’adore mon téléphone…
Quand je le sors ? J’ai évidemment l’air d’une pouffe.
Tant pis.
hihihih

12 octobre 2006

QUOI DE NEUF ?

Absente depuis un bout de temps, j’en suis consciente… Mais j’avas fort à faire hihihi…

Je vais commencer par vous raconter la « fashion week » au Chili. Il n’y a pas grand-chose à dire. Autant d’autres pays d’Amérique Latine, la « fashion week » a un sens, ici, nous en sommes aux prémices. Je passe les détails quand à mon arrivée dans le lieu sacré de la mode : c’était trop facile.

Les défilés ? Je n’en ai vu que trois par manque de temps, et manque d’enthousiasme certainement. Disons que je n’ai été éblouie par rien. Ah… J’entends déjà les mauvaises langues asséner : « La voilà, la parisienne branchée qui ne trouve rien d’aussi bien que ce qui se fait dans son propre pays ». Erreur, j’ai pu voir à la télé la « fashion week » colombienne, j’ai été conquise. Tout était là. Je n’ai pas tout apprécié, mais j’ai trouvé beaucoup d’élégance, une identité, une utilisation des couleurs étonnante, des matériaux inédits, en quelques mots : un style novateur.
Tout ce que je n’ai pas trouvé chez les créateurs chiliens. Je n’en rajouterai pas sur les créateurs, on pourrait me trouver méchante et ce n’est pas franchement le but.

Ce qui m’a le plus chiffonnée, c’est qu’il n’y avait pas de coiffeurs, pas de maquilleurs, pas de chausseurs. Comme si les mannequins avaient du se débrouiller par elles mêmes pour trouver leurs chaussures (quelque soit le vêtement, le mannequin portait toujours les mêmes chaussures, qui n’avaient rien d’originales), pour se faire un brushing, et le maquillage ? Il n’y en avait pas.

D’un défilé sur l’autre, c’était les mêmes filles, qui, soit dit en passant, étaient relativement quelconques. En comparaison, en Colombie, les filles étaient tellement jolies,… Jolies n’est pas du tout le mot approprié, ces filles étaient tout simplement des bombes !!! Je me suis regardée ensuite et je ne suis dit qu’il fallait que je perde 100 kilos, que je fasse de la chirurgie esthétique et que je prenne 1,20 m minimum en hauteur si je voulais ressembler un jour à quelque chose. Et puis, elles avaient ce petit « truc qui fait que ». Et puis, ça se voyait qu’elles étaient colombiennes, et ELLES représentaient la Colombie : un métissage, une différence, une identité.

A la « fashion week » du chili, j’ai eu l’impression qu’on avait fait un casting spécial blondes. Qu’importe la fille pourvu qu’elle soit blonde. Comme si on n’avait pas encore dépassé nos complexes. Oui, il faut savoir que les latines souffrent du complexe de la « brunitude » : la blonde est considérée comme jolie (même si c’est une pouffe atomique) et la brune est moche. En Colombie, il semblerait que tout ça soit du passé. Ici, dès qu’une fille a un peu d’argent, elle se fait teindre en blonde, que ça lui aille ou pas ce n’est pas le problème, et puis les hommes ne font rien pour arranger les choses, puisque (je l’ai vu de mes yeux vus !!!) ils bavent la bouche grande ouverte dès qu’une pouffe blonde passe dans leur champ de vision. Pour la brune, c’est moins évident.
Mais je digresse… pardon.

Donc je disais que j’avais eu l’impression qu’on avait fait un casting spécial blondes, on n’était loin d’avoir les plus jolies filles, puisqu’ici, on est à forte majorité brunes.

Voilà pour la fashion wekk au chili.

J’ai tout de même deux choses à rajouter. La première, c’est que c’était la première « fashion week » chilienne, donc ils ont essuyé les plâtres, comme on dit. Les commanditaires n’étaient pas nombreux et les rares présents n’avaient pas souvent de rapport avec le monde de la mode et de la beauté. En gros, il devait y avoir assez peu d’argent.
La seconde, c’est qu’à cette même période, Jules était à différents congrès. L’argent était là : grands hôtels, sponsors de tous horizons, quant aux hôtesses, elles devaient être les plus belles filles du pays (enfin d’après Jules, parce qu’à ce niveau là nous n’avons jamais été d’accord, en revanche sur ce coup là, je pense qu’il peut avoir raison).

Bon cette fois, c’est tout pour la « semaine de la mode chilienne ».

A demain, enfin peut être :o) pour de nouvelles aventures.