MON TELEPHONE PORTABLE
Les produits les plus simples ne sont pas forcément les plus simples à acquérir. Au Chili, pour pouvoir faire à peu près tout, il faut un RUT : une sorte de numéro d’identification, ou une carte d’identité. Sans ce RUT, on ne peut pas louer de maison, acheter ? C’est impensable, on ne peut pas ouvrir un compte dans une banque, on ne peut pas acheter de téléphone portable, on ne peut pas prendre d’abonnement à quoi que ce soit, on ne peut quasiment rien faire. Je me demande même si l’on peut aller chez le médecin.
lol
Résultat des courses, Jules et moi nous n’avons pas pu prendre de téléphone portable en arrivant. Au départ, ce n’était vraiment pas grave. Nous étions tout le temps ensemble, il n’y avait pas de place pour les imprévus et au départ, nous n’avions pas d’amis donc…
Et puis, un jour Jules a oublié de me prévenir qu’il devait assister à une remise de prix après son travail, il a essayé de me joindre toute l’après midi à l’hôtel, moi je n’étais pas joignable parce que j’étais à la fameuse « Fashion Week ». Bref, comme ce n’était pas le défilé du siècle, aux environs de 17 heures, je suis rentré pour éviter les embouteillage et être à l’hôtel à son retour ; quelle ne fut pas me déception quand je suis rentrée et que la nenette de l’accueil m’a expliqué que Jules a appelé, qu’il était à son truc, et qu’il rentrerait tard.
Evidemment, comme j’étais frustrée – par principe – de ne pas avoir pu rester et assister à la présentation des chaussures, ça a été la crise du siècle…
C’est là que nous nous sommes dit que : il nous faudrait vraiment des portables. Sauf qu’on n’avait pas encore de RUT.
Pour information, nous avions essayé d’acheter des téléphone en arrivant : deux heures de tractations, d’énervement et d’espoir pour finalement partir les mains vides. Si on n’a pas les papiers nécessaires et surtout ton RUT, tu peux avoir tout l’argent du monde, tu n’auras pas ce que tu veux. Bref…
Quand finalement nous avons eu le RUT, enfin celui de Jules, parce que pour le mien il manquait un papier, et le temps de recommencer toute la procédure, je ne l’ai toujours pas… Bref, quand finalement nous avons eu le RUT de Jules, nous sommes allés dans chez l’opérateur que l’on nous avait conseillé, tous contents, avec RUT, visa, CB. La première agence nous a dit : « non ce n’est pas possible, vous n’avez pas de compte bancaire au Chili », donc pas de téléphone, pas d’abonnement rien.
Evidemment, Jules et moi commencions à perdre patience, nous avons demandé à la jeune femme, pas aimable en plus (elle ne s’est pas levée de sa chaise pour nous recevoir !), si il n’y a pas d’alternative parce qu’un compte bancaire dans une banque chilienne, nous n’en avons pas ! Elle nous a expliqué un truc, nous étions un peu soulagés, moins énervés en tout cas ; mais elle dans son agence elle ne pouvait pas le faire, il fallait aller á l’autre, deux stations plus bas.
Devant l’autre agence : un attroupement anormal. Nous avons regardé l’heure, « il n’est que cinq heures, qu’est ce que c’est que ce bazar ? ». Panne informatique : ils ne pouvaient pas recevoir les clients. Mais ils nous ont conseillé d’aller à l’agence principale, trois stations plus haut (celle juste en face de l’hôtel, que nous a-t-il pris de ne pas y aller tout de suite ?). L’agence était blindée. Apparemment tout le monde avait eu l’idée d’acheter un téléphone en même temps que nous !
Nous avons pris notre mal en patience, même si l’agacement commençait à se faire ressentir. J’en ai profité pour regarder les téléphones… et je eu un flashe sur un Motorola bien sympathique, du coup j’étais un peu moins excédée.
Puis, notre tour est arrivé. Jules a tout de suite expliqué notre situation, nous ne voulions pas passer deux heures dans des démarches administratives pour partir les mains vides de nouveaux. La vendeuse est pire que tout. Elle est tellement désagréable, peu serviable qu’en France je l’aurais insultée, j’aurais demandé son nom son matricule et j’aurais envoyé un lettre de mécontentement au boss de la boite. Bon ici, j’essaie de ne pas trop me faire remarquer, donc mon visage s’est simplement fermé quand elle a prononcé son non définitif. Je suis partie, sinon comme je dis dans mon jargon « je la défonçais ». Jules a tenté de lui expliquer que dans l’agence où nous étions précédemment on nous avait que telle et telle chose pouvaient se faire et qu’on pouvait trouver un arrangement. Elle a répondu à Jules « Ça fait six ans que je travaille ici, je sais quand même ce que l’on peut faire et ce que l’on ne peut pas faire ». Heureusement pour elle que j’étais partie.
Nous sommes allés boire un verre pour nous calmer.
Bon, ben il allait falloir ouvrir un compte au Chili. Sauf qu’avec toutes ces bêtises il était plus de six heures, et tout était fermé.
Nouvelle décision, peut importe ce que les gens nous ont conseillé, nous avions décidé d’aller chez le concurrent. Nous sommes allés dans un mini mall, où l’on a trouvé une sorte d’annexe du dit concurrent, gentil, agréable, serviable, qui nous a expliqué qu’il n’y avait pas de soucis, que EUX, ils se passeraient de notre compte bancaire au Chili, puisque nous avions des cartes bancaires internationales, mais que lui ne pouvait pas le faire : Logique
L’agence que le vendeur nous avait recommandé était fermée, mais ouvrait le lendemain à dix heures jusqu’à une heure de l’après midi. Je peux vous dire que ce soir là nous ne sommes pas sortis. Nous avons regardé la télé jusqu’à pas très tard. Le lendemain nous étions debout aux aurores (aurore pour nous) et nous nous sommes rendus à l’agence.
Un petit brin d’attente, parce que les démarches administratives sont longues, quel que soit l’opérateur, et puis ce fut notre tour. La vendeuse était souriante, charmante et tout et tout. Ce que nous voulions était possible. « Si nous commencions par choisir les téléphones ». Génial !
Cependant, nous ne nous réjouissions pas vraiment, la devise était « chat échaudé craint l’eau froide ».
J’ai choisi mon téléphone, finalement, j’ai opté pour le fameux Motorola. Quant à Jules, il savait ce qu’il voulait depuis longtemps. Nous avons rempli un tas de papier, répondu à un tas de questions, tout se passait bien, ça prenait du temps mais il n’y avait pas de soucis. Je commençais à me détendre. Avant de mettre les lignes en place, la vendeuse est allée chercher les téléphones. Elle m’a expliqué qu’il ne lui restait plus le téléphone que je voulais dans la couleur que je voulais, mais le fameux téléphone existait en bordeaux. Qu’est ce que vous auriez fait á ma place ? Moi, je l’ai pris. Même si je me doutais que ce n’était pas du tout bordeaux. Quand je l’ai vu, j’ai failli tomber de ma chaise : rose fuchsia !
La vendeuse ne l’a pas dit, mais elle était contente de réussir à refourguer son truc. Explication ? En fait au Chili, les hommes prennent des portables et ils prennent du noir, au pire du gris, les femmes, elles, ne prennent pas de portable ou peu, par conséquent la gamme femme se vend difficilement. Tu m’étonnes ! Quelle idée aussi je faire de téléphones rose ? J’ai dit adieu à mon téléphone noir que je trouvais très « glamour » et j’ai dit bonjour à mon téléphone rose que je trouvais « très rose ». Ce qu’il y a de bien, sauf dans mon cas, c’est qu’on a les accessoires qui vont avec, donc j’ai l’oreillette blue tooth rose, sans oublier l’étui rose qui vont avec. Génial ! Je viens d’acheter le kit de la parfaite petite pouffe… Je me fait penser à la fille dans « la revanche d’une blonde », artificielle et superficielle au possible. Mais c’est ça ou rien du tout. Alors….
Le pire dans tout ça ? C’est que maintenant je l’adore mon téléphone…
Quand je le sors ? J’ai évidemment l’air d’une pouffe.
Tant pis.
hihihih
lol
Résultat des courses, Jules et moi nous n’avons pas pu prendre de téléphone portable en arrivant. Au départ, ce n’était vraiment pas grave. Nous étions tout le temps ensemble, il n’y avait pas de place pour les imprévus et au départ, nous n’avions pas d’amis donc…
Et puis, un jour Jules a oublié de me prévenir qu’il devait assister à une remise de prix après son travail, il a essayé de me joindre toute l’après midi à l’hôtel, moi je n’étais pas joignable parce que j’étais à la fameuse « Fashion Week ». Bref, comme ce n’était pas le défilé du siècle, aux environs de 17 heures, je suis rentré pour éviter les embouteillage et être à l’hôtel à son retour ; quelle ne fut pas me déception quand je suis rentrée et que la nenette de l’accueil m’a expliqué que Jules a appelé, qu’il était à son truc, et qu’il rentrerait tard.
Evidemment, comme j’étais frustrée – par principe – de ne pas avoir pu rester et assister à la présentation des chaussures, ça a été la crise du siècle…
C’est là que nous nous sommes dit que : il nous faudrait vraiment des portables. Sauf qu’on n’avait pas encore de RUT.
Pour information, nous avions essayé d’acheter des téléphone en arrivant : deux heures de tractations, d’énervement et d’espoir pour finalement partir les mains vides. Si on n’a pas les papiers nécessaires et surtout ton RUT, tu peux avoir tout l’argent du monde, tu n’auras pas ce que tu veux. Bref…
Quand finalement nous avons eu le RUT, enfin celui de Jules, parce que pour le mien il manquait un papier, et le temps de recommencer toute la procédure, je ne l’ai toujours pas… Bref, quand finalement nous avons eu le RUT de Jules, nous sommes allés dans chez l’opérateur que l’on nous avait conseillé, tous contents, avec RUT, visa, CB. La première agence nous a dit : « non ce n’est pas possible, vous n’avez pas de compte bancaire au Chili », donc pas de téléphone, pas d’abonnement rien.
Evidemment, Jules et moi commencions à perdre patience, nous avons demandé à la jeune femme, pas aimable en plus (elle ne s’est pas levée de sa chaise pour nous recevoir !), si il n’y a pas d’alternative parce qu’un compte bancaire dans une banque chilienne, nous n’en avons pas ! Elle nous a expliqué un truc, nous étions un peu soulagés, moins énervés en tout cas ; mais elle dans son agence elle ne pouvait pas le faire, il fallait aller á l’autre, deux stations plus bas.
Devant l’autre agence : un attroupement anormal. Nous avons regardé l’heure, « il n’est que cinq heures, qu’est ce que c’est que ce bazar ? ». Panne informatique : ils ne pouvaient pas recevoir les clients. Mais ils nous ont conseillé d’aller à l’agence principale, trois stations plus haut (celle juste en face de l’hôtel, que nous a-t-il pris de ne pas y aller tout de suite ?). L’agence était blindée. Apparemment tout le monde avait eu l’idée d’acheter un téléphone en même temps que nous !
Nous avons pris notre mal en patience, même si l’agacement commençait à se faire ressentir. J’en ai profité pour regarder les téléphones… et je eu un flashe sur un Motorola bien sympathique, du coup j’étais un peu moins excédée.
Puis, notre tour est arrivé. Jules a tout de suite expliqué notre situation, nous ne voulions pas passer deux heures dans des démarches administratives pour partir les mains vides de nouveaux. La vendeuse est pire que tout. Elle est tellement désagréable, peu serviable qu’en France je l’aurais insultée, j’aurais demandé son nom son matricule et j’aurais envoyé un lettre de mécontentement au boss de la boite. Bon ici, j’essaie de ne pas trop me faire remarquer, donc mon visage s’est simplement fermé quand elle a prononcé son non définitif. Je suis partie, sinon comme je dis dans mon jargon « je la défonçais ». Jules a tenté de lui expliquer que dans l’agence où nous étions précédemment on nous avait que telle et telle chose pouvaient se faire et qu’on pouvait trouver un arrangement. Elle a répondu à Jules « Ça fait six ans que je travaille ici, je sais quand même ce que l’on peut faire et ce que l’on ne peut pas faire ». Heureusement pour elle que j’étais partie.
Nous sommes allés boire un verre pour nous calmer.
Bon, ben il allait falloir ouvrir un compte au Chili. Sauf qu’avec toutes ces bêtises il était plus de six heures, et tout était fermé.
Nouvelle décision, peut importe ce que les gens nous ont conseillé, nous avions décidé d’aller chez le concurrent. Nous sommes allés dans un mini mall, où l’on a trouvé une sorte d’annexe du dit concurrent, gentil, agréable, serviable, qui nous a expliqué qu’il n’y avait pas de soucis, que EUX, ils se passeraient de notre compte bancaire au Chili, puisque nous avions des cartes bancaires internationales, mais que lui ne pouvait pas le faire : Logique
L’agence que le vendeur nous avait recommandé était fermée, mais ouvrait le lendemain à dix heures jusqu’à une heure de l’après midi. Je peux vous dire que ce soir là nous ne sommes pas sortis. Nous avons regardé la télé jusqu’à pas très tard. Le lendemain nous étions debout aux aurores (aurore pour nous) et nous nous sommes rendus à l’agence.
Un petit brin d’attente, parce que les démarches administratives sont longues, quel que soit l’opérateur, et puis ce fut notre tour. La vendeuse était souriante, charmante et tout et tout. Ce que nous voulions était possible. « Si nous commencions par choisir les téléphones ». Génial !
Cependant, nous ne nous réjouissions pas vraiment, la devise était « chat échaudé craint l’eau froide ».
J’ai choisi mon téléphone, finalement, j’ai opté pour le fameux Motorola. Quant à Jules, il savait ce qu’il voulait depuis longtemps. Nous avons rempli un tas de papier, répondu à un tas de questions, tout se passait bien, ça prenait du temps mais il n’y avait pas de soucis. Je commençais à me détendre. Avant de mettre les lignes en place, la vendeuse est allée chercher les téléphones. Elle m’a expliqué qu’il ne lui restait plus le téléphone que je voulais dans la couleur que je voulais, mais le fameux téléphone existait en bordeaux. Qu’est ce que vous auriez fait á ma place ? Moi, je l’ai pris. Même si je me doutais que ce n’était pas du tout bordeaux. Quand je l’ai vu, j’ai failli tomber de ma chaise : rose fuchsia !
La vendeuse ne l’a pas dit, mais elle était contente de réussir à refourguer son truc. Explication ? En fait au Chili, les hommes prennent des portables et ils prennent du noir, au pire du gris, les femmes, elles, ne prennent pas de portable ou peu, par conséquent la gamme femme se vend difficilement. Tu m’étonnes ! Quelle idée aussi je faire de téléphones rose ? J’ai dit adieu à mon téléphone noir que je trouvais très « glamour » et j’ai dit bonjour à mon téléphone rose que je trouvais « très rose ». Ce qu’il y a de bien, sauf dans mon cas, c’est qu’on a les accessoires qui vont avec, donc j’ai l’oreillette blue tooth rose, sans oublier l’étui rose qui vont avec. Génial ! Je viens d’acheter le kit de la parfaite petite pouffe… Je me fait penser à la fille dans « la revanche d’une blonde », artificielle et superficielle au possible. Mais c’est ça ou rien du tout. Alors….
Le pire dans tout ça ? C’est que maintenant je l’adore mon téléphone…
Quand je le sors ? J’ai évidemment l’air d’une pouffe.
Tant pis.
hihihih

3 Comments:
Quelle aventure !!!! heureusement que tu n'es pas blonde... et au moins tu ne risques pas de chercher ton portable pendant 3 heures dans ton sac, il te sautera aux yeux ;)
Parfois, j'ai l'impression que blonde ou pas, je ressemble à Reese Whisterpoon dans la revanche d'une blonde.... Il va falloir que je m'y fasse lol
Tu n'as pas tout à fait raison pour le tel dans le sac... Tu sais bien que j'ai des sacs aussi grand que moi, en fait ce qu'il faut ce n'est pas un tel rose, c'est un sac qui s'allume quand on l'ouvre lol
A bon entendeur.
Le pire dans tout ça c'est que je n'ai pas de mal à t'imaginer avec ce téléphone rose!!!! Je ne suis pas les anecdotes dans l'ordre chronologique mais comme pour un livre de nouvelles je les lis dans l'ordre que je veux et toc!!
Et VIVA EL TELEPHONA PANTHERE ROSA (avec un espagnol plus qu'approximatif). Il faut fêter LA POUFFE ATTIDUDE, on ne le dit pas assez. "FASHION MALGRE MOI"!! TITRE DE ton prochain roman? de la collection rose bien sûr... La Fouine de Nîmes
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