BELOTTE ET REBELOTTE
Pourquoi il m'arrive toujours des trucs incroyables ? Je croyais que ça se réglerait en arrivant au Chili, et bien non ! J'ai encore des "anecdotes"...
Hier je me suis mise off. Pas envie de courir dans tous les sens, et puis je réalise enfin que c'est la période des fêtes (à peine, la folie de noël ne m'a pas encore sautée dessus) donc je me dis que ce n'est pas la peine d'en faire trop.
Je décide de me chouchouter toute la journée. Soins du corps et tout ce qui va avec. Je suis vraiment contente.
Vers 16 heures, je vais faire une petite sieste pour être en forme (on avait un cocktail le soir), 17 heures, je me réveille avec le début d'une bouche en canard.
Je prends un médoc tout de suite, pour enraillée la chose rapidement : il ne reste plus que deux heures avant le cocktail, pas envie d'être l'attraction du soir.
17 heures 30 la bouche en canard est revenue.
18 heures je décide que l'on annule le cocktail et qu'il faut filer à la clinique : ma bouche a triplé de volume, et me fait si mal que j'ai l'mpression d'être une plaie ambulante.
J'attends mon Jules parce que je ne veux pas y aller seule cette fois.
Evidemment tout ne se passe pas rapidement, Jules a des coups de soleil qui lui font très mal depuis que nous sommes partis sur la côte ce week end. Avant que l'on file, il faut qu'il mette de la crème, mais c'est si douloureux que ça prend vraiment du temps.
On stresse tout les deux.
Donc dans le taxi, c'est la dispute du siècle (le taxi ne connait pas le chemin - Un comble! - il fait n'importe quoi, Jules me demande comment on fait pour y aller - comme si un jour j'avais eu le sens de l'orientation ? - je ne sais pas, il ne sait pas, bref... c'est le bordel) on se dispute jusqu'à ce qu'on arrive dans l'enceinte des urgences)
Arrivés aux urgences, Jules et moi nous ne nous adressons pas la parole, et cette fois, je ne suis pas tout de suite prise en charge, nous ruminons chacun de notre côté: Je suis certaine que c'est drôle à voir de l'exterieur.
Quand enfin un interne se décide à s'occuper de moi, le calme est revenu entre Jules et moi.
On m'injecte le médicament salvateur et je commence à dégonfler.
Je commence seulement. Parce qu'au bout de deux heures, c'est toujours douloureux.
Tout le personnel médical s'occupe parfaitement de moi, température, tension, et tout le tralala, tout va bien. Sauf ma bouche qui refuse de dégonfler à partir d'un certain point.
Et me voilà repartie pour une seconde injection. Elle me met KO, plus vite que n'importe quel somnifère.
Changement de personnel. Le premier médecin part relativement inquiet (pas rassurant dans le genre), pour ne pas trop montrer son inquiètude, il me dit qu'il aurait quand même bien voulu me voir avec mon vrai visage (hahahah). Moi aussi, j'aurais voulu qu'il me voit avec mon vrai visage !
J'ai peur de ne pas pouvoir rentrer à la maison.
Le second médecin est un bout en train, il me demande si j'ai fait des injections de botox. Là, nous rions franchement... j'aurais préféré quoique je ne pense pas en avoir besoin.
Il est minuit. J'ai dégonflé, mais vraiment rien de comparable à la première fois que je suis venue. J'ai encore un peu mal.
Le médecin nous explique que pour le moment c'est mieux de rentrer à la maison, que normalement les médocs agissent tout de suite, mais que dans certains cas ça peut mettre 8 à 12 heures. Je suis dans ce cas.
Il me prescrit un médicament, Jules demande si ce n'est pas dangereux de rentrer comme ça, est ce que ça ne peut pas se propager sur tout le corps notamment au niveau de la gorge (mortel), mais il nous rassure, dans mon cas, je ne risque que d'avoir des engiomes (je crois que c'est le terme, mais comme à ce niveau je ne suis pas performante, je ne peux pas le garantir bref....) seulement au niveau de yeux ou de la bouche : " c'est moche, mais ce n'est pas dangereux". Merci ! Je suis contente de savoir que même le médecin trouve que je ressemble à bozzo le clown !
Pour le reste pas de souci à se faire.
Cependant, si de nouveau je gonfle, je dois retourner illico prestissimo aux urgences.
Génial. Pourquoi moi ?
Il nous conseille un immunologue, ça tombe bien, c'est le même que celui qu'on nous avait déjà conseillé, le meilleur paraît-il, mais qui est en congé jusqu'à mi janvier.
Et nous rentrons á la maison.
1 heure du matin.
Ce matin, je me suis réveillée avec un bouche beaucoup plus normal qu'hier à minuit, mais c'est pas encore ça. Je dois surveiller tout ça de très près.
J'ai pris mes médocs. Et depuis j'attends.
Entre temps, Jules m'appelle et m'explique que notre ami (à peu près le même âge que moi) qui lui aussi a ses allergies, n'était allergique à rien avant d'arriver au Chili, que l'allergologue a mis beaucoup de temps à trouver de quoi il s'agissait : le gazon chilien !
Tu m'etonnes qu'il ait mis du temps...
Pourvu que pour moi ce ne soit pas un truc dans le genre.
lol

2 Comments:
Ma pauvre louloute
Et maintenant ça va mieux?
oui ça va mieux, mais ça n'arrange rien au shmilblik parce qu'il n'y a rien de commun entre la première et la deuxième fois.
Enfin bon, l'allergologue trouvera bien, j'espère en tout cas lol RV le 15 janvier.
Pourvu qu'il ne se passe rien de grave entre temps :)))
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