FLEUR DE PERLES

Une "parisienne" au Chili

26 septembre 2006

FIESTAS PATRIAS - 1


Donc, la semaine dernière c'était les FIESTAS PATRIAS : 4 jours de fêtes autour de la fête nationale. Cela s’appelle également la « Chilenidad », difficilement traduisible en français, mais ça pourrait être quelque chose comme la Chilenitude (comme la négritude quelque part, mais associé au Chili et non aux noirs, bref…), on parle d’unité et de fierté chilienne.
Ce qu’il faut retenir, c’est que le 18 septembre c’est la fête nationale (jour de création du premier gouvernement chilien qui fera accéder le pays à l’indépendance à la fin du 19ème siècle) et le 19 septembre, c’est le jour « des gloires de l’armée ». Il y a un défilé militaire, et c’est le président de la république qui accorde au général des armées l’autorisation de défiler. Cette année était une année « événement » puisque le Président est UNE Présidente.

Nous pouvons dire que nous y étions. Nous n’avons rien vu, mais nous y étions.

C’est une période de l’année pleine de signification et pleine de tension malgré tout, parce que le 11 septembre, c’est le jour anniversaire du suicide forcé d’Allende. Toutes ces commémorations à la suite… ça peut faire des dégâts ; certaines rancoeurs remontent à la surface, le sentiment anti-américain est relativement fort.

Il y a une sorte protocole au début des fêtes : l'employeur doit donner à ses employés de l'argent, l'équivalent d'une grosse grillade (que l'employé puisse offrir à sa famille et à ses amis une belle fête avec des grillades ; à l'origine l'employeur devait inviter ses employés à partager la grillade, tout simplement puis avec le temps cette invitation s’est transformée en cadeau, étrennes, ou en rémunération supplémentaire, selon le point de vue).

Pour célébrer la fête nationale, les chiliens peuvent se retrouver dans les parcs de la ville, où sont installées de grandes « Fondas » - tentes, où l’on peut manger des grillades, des empañadas (plat local), boire de la chicha (autre boisson locale, avec le Pisco Sour) et danser.

FIESTAS PATRIAS - 2


Avec Jules, nous sommes allés dans un parc pour les "nantis", on paie l’entrée dans le parc, et l’on paie toutes les prestations.

Nous avons mangé de très belles grillades, assisté à des spectacles de danse traditionnelle et d'équitation de plusieurs pays d’Amérique Latine, comme le Pérou, l’Argentine, le Brésil et le Chili bien sûr. Nous avons également assisté au rodéo chilien. C'était super. J’étais comme une gamine. C’est fou parce que je ne pensais pas qu’à mon âge on pouvait encore s’émerveiller comme une gosse devant de la barpapapa. Bon il pleuvait et il faisait froid mais c'était vraiment bien. J’aurais voulu que ça ne s’arrête jamais.
Pour les plus jeunes, il y avait une « Fonda » avec des jeux : Jules et moi, nous avons tiré au pistolet et à la carabine, et aussi dans des boites de conserves avec des boulets... Il faut dire que Jules et moi, nous sommes très jeunes parfois, lol.

FIESTAS PATRIAS - 3


Les autres jours, nous sommes allés dans un endroit un peu plus populaire. C’était complètement différent. L’endroit été plus pour s’amuser, danser et boire que pour découvrir, même si il y avait des mini musées de un peu partout ... il y avait, surtout, des restaurants de fortune, des vendeurs de churros, des vendeurs de chichas en plein milieu de la poussière, des manèges pour les enfants et des spectacles de rue.Pour ceux qui avaient un peu d'argent, il y avait de grandes "fondas" dont parfois l’entrée était payante mais les prix des boissons étaient tout à fait raisonnables ; si l’entrée n’était pas payante, les prix des consommations étaient élevés.
Je ne sais pas comment nous avons fait, mais Jules et moi, nous avons fini par atterrir dans une fonda communiste. LA MEILLEURE.

Ils jouaient beaucoup LE morceau traditionnel : la Cueca. Je ne pourrais pas donner d’explications complémentaires… Il faut le voir, c’est tout.

Nous avons rencontré des personnes chaleureuses et très intéressantes (au départ, ils pensaient que nous étions américains grrrrrrrrr au-delà de ça, ils ont tout de même chercher à nous connaître, à savoir si nous aimions leur pays, comprendre pourquoi nous étions là. Lorsqu’ils ont su que nous étions français, les liens se sont noués encore plus rapidement. C’est fou ce que les gens aiment la France). Les deux familles que nous avons rencontrées nous ont appris à danser la Cueca, nous avons tous bu beaucoup de Chicha, manger beaucoup de brochettes,… Nous avons fait la fête ensemble : moment de pur bonheur. Parfois j'avais les larmes aux yeux tellement j'étais heureuse. Oui, je sais, j’ai la larme facile… lol

Et puis la fête s'est terminée sur un chant révolutionnaire chilien prônant la liberté. Nous chantions tous en coeur, et puis soudain j'a eu honte parce que je chantais et je me disais que je n'avais pas la moindre idée de ce que c’était de se battre pour la liberté, et qu’ici la liberté avait eu un prix, elle avait coûté très cher. Je regardais les petits vieux qui eux avait du payer le droit de chanter ce chant. Alors j'ai arrêté de chanter. Même si les petits vieux, ils étaient contents que tout le monde chante.
Et puis il y a eu l'internationale.
Bon là, j'ai chanté. Même si au fond c'est pareil, je ne sais pas de quoi je parle.

Voilà, c'était mes FIESTAS PATRIAS.

Je suis enchantée de les avoir vécues. Mais c’est plus profond que ça encore. Comment dire… ? Si je n’avais jamais su que ça existait, évidemment, ça ne m’aurait pas manqué, mais maintenant que je les ai vécues, je me dis que ç’aurait été bête de rater ça. Pour rien au monde je n’échangerais ces quelques jours d’unité, de fêtes, de rencontres et de partage.
Pour rien.

18 septembre 2006

Les Fiestas Patrias

En ce moments c'est les fiestas patrias...
Quatre jours de fêtes organisés autour de la fête nationale qui est le 18 septembre.

Les détails sont pour plus tard.

:)

14 septembre 2006

Fallait bien que ça arrive....

Ca donne quoi un jour de déprime au Chili ?
Ca donne une Perle coincée dans son lit, qui n’a envie de rien. Qui n’a pas envie de prendre ses leçons d’espagnol, qui recule le plus possible sa séance de sport, qui mate tous les films possibles et inimaginables à la télé. Tous les navets. En anglais comme en espagnol. Qui pleure devant « Dawson Creek ». Qui pleure même devant«les trois drôles de dames» (?) Ben oui, ça lui rappelle que sa petite sœur l’a supplié, il y a quelques années, de l’emmener voir ce film, dans une salle pourrie à Paris, qui se souvient du petit minois de la petite et qui se dit qu’elle lui manque, sa petite sœur.

Elle se demande bien la Perla, ce qu’elle fout dans se pays dont elle ne parle toujours pas la langue… Ne pas parler une langue, c’est ne pas pouvoir communiquer. Sans communiquer, comment la Petite Perle peut elle se faire des amies ? Se faire des amis pour aller au Ciné dans un mall, se faire des amis pour faire du shopping, m’orienter vers le cordonnier qui saura réparer mes Louboutin, parler littérature, me conseiller la librairie oú je trouverais mes polars favoris, manger du pop corn devant la télé, boire du Pisco Sour à une terrasse de café…

Dans un mois ça ira mieux parait-il. Il parait même que ça me fait même pas un mois que je suis dans ce pays et que je j’en sors pas mal : La belle affaire !!!

Avant j’avais de amis, une famille, et je savais où me réfugier quand Jules était insupportable, quand Jules et moi nous nous disputions. Ici ? Je ne sais pas qui appeler, je ne sais pas où aller et la seule chose qui me ferait du bien c’est d’aller m’acheter une paire de chaussures. Sauf que j’ai encore oublié le numéro de carte de Jules. Et puis ici, quand tu utilises une carte bleue tu dois donner ta carte d’identité, comment je vais expliquer que la carte n’est pas à mon nom ? Merde ! Si on avait ce foutu RUT, j’aurais mon compte et j’aurais ma carte et je pourrais faire tout le shopping du monde.

Alors, j’écris. C’est la seule chose que je sais faire, qui ne sert à rien mais que je sais faire. Je sais dormir aussi.
D’ailleurs je vais m’y remettre. Ça m’évitera d’aller boire un Pisco Sour, seule sur une terrasse, ce serait pathétique. N’est-ce pas ?

13 septembre 2006

Pollution

Ici c’est une tannée : A paris, on pleure, on hurle, on se plaint, mais les gens qui se plaignent à Paris, ont-il la moindre idée de ce qu’est vraiment la pollution ?

Oui je sais, les bien-pensants me répondront que ce n’est pas par ce qu’il y a pire ailleurs, qu’il ne faut rien faire chez nous.
Eh bien chez nous les bien-pensants devraient s’occuper du trou dans la couche d’ozone de tous les pays du monde, devraient se battre pour que le biocarburant soit légalisé et utilisé dans tous les pays du monde… Et pas vandaliser les 4x4 qui roulent dans Paris.

Ici, c’est tellement pollué que mes cheveux n’en peuvent plus et que ma peau crie au désastre. Je n’ose pas aller écouter les plaintes de mes poumons sous peine de devenir sourde.

A mon avis, sans doute me trompe-je, à Santiago, la pollution est essentiellement due aux voitures. Pas la peine de voir les chiffres. Le week-end, moins de voitures roulent dans Santiago, et d’un coup d’un seul, l’air est plus sain.

Pour le transports en commun, nous avons le choix entre le métro (les rames sont comme celles de la ligne 1 à Paris, un pur bonheur) et les bus : de vieux Mercedes, je ne sais pas d’où ils sortent, mais ces bus sont tout autant polluant voire plus, que les bus que les malgaches que j’a connus au début des années 90 (et Madagascar, pour le coup on peut dire que c’est un pays très pauvre, donc la pollution, à l’époque, Mada s’en foutait… Parce que depuis, c’est un pays qui a fait beaucoup d’effort sur la question. Bref…). Le parc de bus est heureusement en train d’être modifié, ils sont remplacés par des bus tendance qui roulent au Diesel.

Un nouveau problème se pose.

En Amérique latine, on utiliserait le biocarburant, en tout cas au Brésil d’après mes sources. Au Chili, les utilisateurs ont le choix entre le diesel qui pollue moins l’air et qui en revanche puise dans les réserves d’hydrocarbures, et l’essence tout court, qui pollue l’air (le prix est d’ailleurs assez prohibitif, le litre est á €1,50).

Je prends essentiellement le métro, pas de bus (qui en plus de polluer, roulent comme des dingues – qui sait rouler à Santiago, saura tout à fait se débrouiller un samedi soir place de la Concorde aux heures de pointe !), pas de taxi. J’utilise aussi mes petites pattes.

Déjà quand j’étais en France, je me demandais comment on pouvait être assez malade pour rayer des 4x4 ou crever leurs pneus. Maintenant que je vis à Santiago, je me demande comment on peut croire qu’en rayant des 4x4, on peut enrayer la pollution et surtout… empêcher le trou de la couche d’ozone de s’accroître ?

Les vraies actions ne sont elles pas autre part ? Comme se battre pour le biocarburant ? Je ne sais pas…. En tout cas c’est une piste.

Et ma peau, mes cheveux, mes poumons seraient hyper reconnaissants à tous ces gens là, s’ils agissaient vite !!!

12 septembre 2006

Début



Au départ, j’ai pensé à faire un journal, mais j’avais deux raisons d’hésiter, la première, c’est que le format « journal » a été utilisé, visité et revisité… Je n’ai rien à apporter de nouveau à ce niveau là, et ensuite et surtout par ce qu’il y a beaucoup de jours où je n’ai rien de spécial à raconter.

Alors autant narrer mes aventures chiliennes au gré de mon inspiration : elle n’est pas toujours très bonne, mais bon, si ça ne convient vraiment pas, il ne sera pas trop tard pour changer, n’est ce pas ?

Si je commençais par une idée reçue fortement ancré dans l’esprit français. Et si je commençais par le vin ?

On dit que le vin chilien est très bon.
C’est la première chose à laquelle un Français pense lorsque l’on lui parle du Chili. LE VIN CHILIEN !
Eh bien, ce n’est pas une légende, le vin chilien est délicieux, surtout le vin rouge. Il est doux, parfumé, fruité, et il se boit comme du petit lait. A la base, je ne suis pas fan de vin rouge, mais là ! Ça vaut vraiment le coup. Et c’est un peu ennuyeux.

Lors de notre première vraie soirée au Chili, je n’ai pas trop fait d’abus, le Pisco Sour m’avait déjà fait une belle surprise, et puis j’étais encore fatiguée du voyage. Donc le vin : C’est avec parcimonie que j’en ai bu.

Lors de la soirée suivante, nous sommes invités chez un des collègues de Jules. Il y a du vin à foison… Quelques verres d’abord pour me sentir à l’aise. Puis j’explique que le vin chilien causera ma perte par ce que je le trouve délicieusement bon. Les chiliens sont flattés… Et hop que je remplisse ton verre à moitié vide. Les français réagissent en bon français : mais non, pas de restriction dans le vin ! Il faut en profiter.
Je ris presque jaune. Quand j’aime quelque chose, je ne sais pas faire à moitié. Sauf que là, il s’agit de ma santé.
Bref.

J’essaie de boire chaque verre lentement, mais c’est assez compliqué. D’abord par ce que plus on boit, plus on a envie de boire. Ensuite, parce que lors d’une soirée animée, on se sert mutuellement, les gens sont contents quand une bouteille se vide et qu’on en ouvre une nouvelle, les limites sautent sans qu’on s’en rende compte. Et puis surtout, on ne fume pas. Ou plutôt, on fume près de la fenêtre pour ne pas importuner non fumeurs. Lorsqu’une conversation est intéressante on n’a pas envie de la quitter, alors au lieu de s’allumer une cigarette et de se sentir comme un paria, on boit une gorgée et une autre gorgée jusqu'à ce que le verre soit vide. D’autant qu’il est fichtrement bon ce vin !!! Et hop, que ta nouvelle copine te remplisse ton verre…

Comme ça, jusqu'à minuit : Tu ne te rends pas compte que tu es complètement ivre. Les convives, avisés, sont partis au fur et à mesure. Il ne reste plus que Jules, moi et notre hôte.
Un dernier petit verre pour la route ? Nous acquiesçons. Evidemment les fêtards Paris ne peuvent être que de joyeux fêtards à Santiago !

La suite ? Compliquée. Je me souviens de Jules qui hurle à mon oreille pour que je me réveille « on s’en va » Oui moi je veux bien, mais mon corps, il n’a pas l’air d’accord. Une heures quinze du matin : Nous sommes dans l’ascenseur pour partir : Une heure vingt : je ne souviens pas que le chemin étais si long ! Une heure Trente : Jules et moi passons devant le gardien de l`hôtel, Jules a honte, il ne m’a jamais vu dans cet état, il se sent obligé de se justifier. Je n’aurais pas été dans cet état, je l’aurais tué, ça arrive à tout le monde de dépasser les limites de temps en temps, non ? Une heure trente deux : arrivée à l’appartement. Ouf ! Une heure trente trois : j’ai de nouveau la tête au dessus des toilettes.

Décidément… Il va falloir faire quelque chose !

Tout ça pour dire que le vin chilien, ce n’est pas une fable : il est vraiment très bon. Je ne suis œnologue, mais pour moi, il est bien meilleur que certains soit disant bons vins français dont je tairais le nom… Je n’ai pas la mémoire des noms.

Arrivée à Santiago


Tout devait être parfait.
Malgré l’excitation voire l’énervement du départ, malgré les quelques disputes inéluctables, malgré la nuit blanche pour avoir passé la nuit à faire une dernière fête avec les potes, tout était parfaitement organisé.
Nous étions anxieux mais heureux de partir : Le CHILI, l’Aventure !!!
Enfin, l’aventure… Bien grand mot : Un chauffeur devait nous attendre à l’aéroport, nous avions une chambre de réservée dans un appart-hôtel et un immense appartement que l’on devait reprendre pour trois mois, le temps de prendre les décisions qui s’imposent.
Voilà pour l’aventure… On peut dire qu’il y a pire comme changement de situation.

Le vol ? Génial ! On ne pouvait pas rêver mieux. Nous avons mangé, dormi, remangé, redormi, tout ça pendant 20 heures.

A l’aéroport, nous n’avons pas trouvé le chauffeur qui lui aussi nous chercher partout.
Heureusement, une bonne âme a vu que nous nous cherchions mutuellement, il nous a fait nous retrouver.

Une fois dans la voiture, en route pour l’hôtel, coup de téléphone : finalement, on n’a pas l’appartement. Ah ? Mais il y a sans doute une solution de rechange, moins grand, moins cher.
Bon très bien.
Rien de grave alors ? Contrariée, je suis. Mais je ne vais pas en faire tout un plat !!!

Arrivés á l’hôtel, Jules et moi ne rêvons que d’une chose : Prendre une douche. Sauf que nous arrivons bien trop tôt. La chambre ne sera prête que dans quelques heures. Deux heures.
Que peut-on faire dans une ville à découvrir, quand on en a plein les pattes, que l’on n’a pas de plan de la ville, et que la seule chose dont on ait envie c’est prendre une douche ?

Nous sommes allés dans le quartier des restos. Nous avons trouvé un resto argentin. C’est dingue par ce que ce que nous voulions absolument faire en arrivant sur le continent, c’était goûter à de la viande argentine. Premier vœux réalisé. D’autant que la viande ici, c’est un régal. A Paris, je ne mangeais de la viande que qu’une fois par semaine maxi, un peu plus depuis que j’avais rencontré Jules, mais on ne peut pas dire que j’étais ultra fan. Ici, je risque de mourir d’une quelconque maladie pour abus de viande. Oui mais…. Elle est vraiment bonne.

Bon revenons à mos moutons…

Après nous être repus de viande, 1,3 kg à deux, direction hôtel pour faire dodo.

Après une bonne sieste, notre contact est venu nous rendre visite : d’abord la mauvaise nouvelle, la solution de rechange est tombée à l’eau. Donc nous sommes à la rue. Non pas vraiment. Il reste toujours l’hôtel.
Ensuite quelques conseils d’usage sur le poste de Jules, quelques conseils pour le quotidien. Et puis ils nous a emmené dîner : il ne fallait pas que nous dormions trop tôt pour prendre le rythme tout de suite.

Nous sommes passés chercher sa copine, et puis vogue la galère : le resto était « branché », très parisien, très inspiré par les cafés Coste. En fait le propriétaire est français. Ah ? Je comprenais mieux. Le dépaysement ? Ce n’était pas encore pour tout de suite.
Nous avons testé l’apéritif local : Le Pisco Sour. Attention, très dangereux, parce que délicieux, frais, on ne réalise pas que c’est de l’alcool. Traître !
Nous dînions, nous buvions, nous riions, nous avons même rencontré le patron.
Résultat : à minuit, la Petite Perle était dans un état pathétique. La tête sur la cuvette des toilettes. Glamour ! Oui je sais.
Il était temps de rentrer.
Cette fois, c’était gros dodo.

06 septembre 2006

Question ?

Il y a quelques mois, je vivais à Paris, j'etais une parisienne endurcie, une vie sociale bien remplie,un amoureux, une famille géniale, une âme soeur, de très belles amitiés, j'étais très heureuse, malgrè un job pas vraiment épanouissant, mais comme à mes heures, j'organisais, avec des amis, des soirés branchées, j'ecrivais des nouvelles, j'arrivais finalement à trouver mon équilibre.
Et puis mon amoureux a eu l'opportunité de sa vie, celle qu'il guêtait depuis longtemps, un poste au Chili.
On part? me demade-t-il.
Quelle question.Oui on part!
Nous avons tout plaqué.
Maintenant nous vivons à Santiago du Chili.
Et il faut que je retrouve mon équilibre...