FLEUR DE PERLES

Une "parisienne" au Chili

12 septembre 2006

Arrivée à Santiago


Tout devait être parfait.
Malgré l’excitation voire l’énervement du départ, malgré les quelques disputes inéluctables, malgré la nuit blanche pour avoir passé la nuit à faire une dernière fête avec les potes, tout était parfaitement organisé.
Nous étions anxieux mais heureux de partir : Le CHILI, l’Aventure !!!
Enfin, l’aventure… Bien grand mot : Un chauffeur devait nous attendre à l’aéroport, nous avions une chambre de réservée dans un appart-hôtel et un immense appartement que l’on devait reprendre pour trois mois, le temps de prendre les décisions qui s’imposent.
Voilà pour l’aventure… On peut dire qu’il y a pire comme changement de situation.

Le vol ? Génial ! On ne pouvait pas rêver mieux. Nous avons mangé, dormi, remangé, redormi, tout ça pendant 20 heures.

A l’aéroport, nous n’avons pas trouvé le chauffeur qui lui aussi nous chercher partout.
Heureusement, une bonne âme a vu que nous nous cherchions mutuellement, il nous a fait nous retrouver.

Une fois dans la voiture, en route pour l’hôtel, coup de téléphone : finalement, on n’a pas l’appartement. Ah ? Mais il y a sans doute une solution de rechange, moins grand, moins cher.
Bon très bien.
Rien de grave alors ? Contrariée, je suis. Mais je ne vais pas en faire tout un plat !!!

Arrivés á l’hôtel, Jules et moi ne rêvons que d’une chose : Prendre une douche. Sauf que nous arrivons bien trop tôt. La chambre ne sera prête que dans quelques heures. Deux heures.
Que peut-on faire dans une ville à découvrir, quand on en a plein les pattes, que l’on n’a pas de plan de la ville, et que la seule chose dont on ait envie c’est prendre une douche ?

Nous sommes allés dans le quartier des restos. Nous avons trouvé un resto argentin. C’est dingue par ce que ce que nous voulions absolument faire en arrivant sur le continent, c’était goûter à de la viande argentine. Premier vœux réalisé. D’autant que la viande ici, c’est un régal. A Paris, je ne mangeais de la viande que qu’une fois par semaine maxi, un peu plus depuis que j’avais rencontré Jules, mais on ne peut pas dire que j’étais ultra fan. Ici, je risque de mourir d’une quelconque maladie pour abus de viande. Oui mais…. Elle est vraiment bonne.

Bon revenons à mos moutons…

Après nous être repus de viande, 1,3 kg à deux, direction hôtel pour faire dodo.

Après une bonne sieste, notre contact est venu nous rendre visite : d’abord la mauvaise nouvelle, la solution de rechange est tombée à l’eau. Donc nous sommes à la rue. Non pas vraiment. Il reste toujours l’hôtel.
Ensuite quelques conseils d’usage sur le poste de Jules, quelques conseils pour le quotidien. Et puis ils nous a emmené dîner : il ne fallait pas que nous dormions trop tôt pour prendre le rythme tout de suite.

Nous sommes passés chercher sa copine, et puis vogue la galère : le resto était « branché », très parisien, très inspiré par les cafés Coste. En fait le propriétaire est français. Ah ? Je comprenais mieux. Le dépaysement ? Ce n’était pas encore pour tout de suite.
Nous avons testé l’apéritif local : Le Pisco Sour. Attention, très dangereux, parce que délicieux, frais, on ne réalise pas que c’est de l’alcool. Traître !
Nous dînions, nous buvions, nous riions, nous avons même rencontré le patron.
Résultat : à minuit, la Petite Perle était dans un état pathétique. La tête sur la cuvette des toilettes. Glamour ! Oui je sais.
Il était temps de rentrer.
Cette fois, c’était gros dodo.